Licences
Le régulateur du Royaume-Uni obtient le pouvoir de supprimer les machines non conformes
Les établissements de jeux terrestres du Royaume-Uni doivent faire face à une nouvelle règle. À partir du 29 juillet 2026, la Commission des jeux de hasard du Royaume-Uni pourra obliger tout opérateur non distant à retirer une machine de jeu de l’usage dès qu’elle informe l’opérateur par écrit que la machine n’est pas conforme — une étape que le régulateur affirme lui permettra de retirer les machines défectueuses et non licenciées des arcades, des salles de bingo, des casinos et des bureaux de pari sans retard.
La nouvelle condition de licence s’applique à chaque licence d’exploitation non distante qui peut offrir des machines de jeu. Elle ne modifie pas ce que les opérateurs sont déjà tenus de faire — ils doivent s’assurer que les machines sur leurs sols sont légales et répondent aux normes techniques de la Commission. Ce qu’elle ajoute, c’est un déclencheur direct : une fois qu’une notification écrite est reçue, l’opérateur doit retirer la machine identifiée, et le fait de ne pas le faire devient une violation de sa licence.
Ce que fait la notification
Sous le changement que la Commission a confirmé le 29 janvier 2026, une notification nommera la machine spécifique en question — par modèle, fabricant, catégorie et locaux où elle se trouve — et exposera pourquoi le régulateur la considère comme non conforme, ce que l’opérateur doit faire et avant quelle date. Le déclencheur est étroit mais ferme : il s’applique lorsque la fabrication, la fourniture, l’installation, l’adaptation, la maintenance ou la réparation d’une machine n’ont pas été effectuées sous une licence d’exploitation technique valable, ou lorsque la machine ne répond pas aux normes techniques de la Commission.
Mécanisme qui compte en raison de ce qui se trouve derrière. Un opérateur qui ignore une notification enfreint sa licence, s’exposant à la gamme complète des mesures d’application de la Commission — jusqu’à une pénalité financière, imposée soit après un examen formel qui peut suspendre ou révoquer une licence, soit sans celui-ci. En effet, le régulateur s’est donné une voie juridique claire pour agir sur une machine problématique plutôt que d’ouvrir une enquête plus large à chaque fois.
La Commission a tiré ce pouvoir de la loi sur les jeux de hasard de 2005 du Royaume-Uni, qui lui permet d’interdire des machines spécifiées d’être mises à disposition pour le jeu. Elle a présenté le changement comme un ajustement de maison qui profite autant aux opérateurs qu’aux joueurs : un chemin plus rapide et plus clair pour retirer les machines non conformes du sol.
Le premier élément d’une refonte plus large
La condition est la première mesure à émerger d’une consultation plus large que la Commission a ouverte en janvier 2025 sur la modernisation du régime des machines de jeu du Royaume-Uni — lui-même partie de la réponse du régulateur à l’examen gouvernemental de 2023 des lois sur les jeux de hasard, le même réaménagement qui s’étend désormais aux parrainages et à la publicité du jeu. Le reste du paquet est encore en cours d’élaboration, et la Commission a déclaré qu’elle publiera sa réponse complète plus tard cet été.
Les propositions restantes sont plus substantielles qu’un simple déclencheur d’application. La Commission souhaite regrouper ses 12 normes techniques existantes pour les machines de jeu en un seul cadre, supprimer les dispositions obsolètes et réécrire les exigences pour les terminaux de pari à haute mise dont la mise maximale a été réduite à 2 £ en 2019. Elle a également proposé cinq nouvelles normes techniques et un nouveau code de jeu plus sûr visant à aider les joueurs à utiliser les machines de manière plus sûre, ainsi que des modifications apportées à trois normes existantes.
Ces mesures s’appliqueraient aux fabricants de machines, aux maisons de test et aux opérateurs de locaux, ce qui explique pourquoi l’industrie surveille de près la réponse de l’été. La condition de retrait des machines, en revanche, était la moins controversée de toutes.
Pourquoi les opérateurs ne s’opposent pas
La proposition d’application a reçu un large soutien lors de la consultation de la part des opérateurs, des fabricants de machines, des maisons de test et des consommateurs. La principale opposition portait sur des détails plutôt que sur le principe : certains répondants ont demandé des orientations plus claires sur la manière dont les notifications seraient émises et sur ce qui compte exactement comme une “machine de jeu spécifiée” ou une “notification écrite”.
D’autres ont demandé plus de temps, ayant préféré une période de mise en œuvre plus longue. La Commission a refusé, concluant qu’aucune extension n’était nécessaire car la condition n’exigeait pas de changements techniques sur les machines elles-mêmes et pas de réaménagement opérationnel important — seulement que les opérateurs mettent à jour leurs procédures de conformité internes, leurs politiques et la formation de leur personnel si nécessaire. C’est un effort plus léger que la pression des coûts et des impôts qui pèsent déjà sur les opérateurs terrestres.
Ce raisonnement souligne comment le régulateur perçoit le changement : non pas comme une nouvelle charge, mais comme un nettoyage qui supprime les frictions d’une obligation que les opérateurs portent déjà. Pour les établissements qui font déjà face à des coûts plus élevés et à des contrôles de mise plus serrés dans l’industrie, l’effet pratique à partir du 29 juillet est clair : une machine que la Commission signale doit être retirée du sol.











