Paris au Canada
Les régulateurs canadiens maintiennent les contrats d’événements sportifs et de divertissement hors limites
Le personnel des Administrateurs canadiens des valeurs mobilières et de l’Organisation canadienne de réglementation des investissements a déclaré le 27 août 2026 que les contrats d’événements basés sur des événements sportifs ou de divertissement ou leurs résultats ne devraient pas être réglementés en vertu de la législation canadienne sur les valeurs mobilières et les dérivés, et que le personnel de la CIRO ne juge pas approprié de faciliter ou d’approuver les demandes des membres négociants pour les négocier.
La position a été publiée dans un avis conjoint des deux organismes, publié en réponse à ce qu’ils ont décrit comme un intérêt pour les contrats d’événements basés sur des événements sportifs et de divertissement ou leurs résultats. L’avis du personnel sur les contrats d’événements joint fournit des orientations sur la façon dont la législation sur les valeurs mobilières et les dérivés s’applique aux produits couramment décrits comme contrats d’événements, contrats de prédiction ou contrats de marché de prédiction.
“Il est important que les investisseurs et les participants au marché comprennent que les contrats d’événements fondés sur des activités ou des résultats liés au sport ou au divertissement ne devraient pas être réglementés dans le cadre de la législation sur les valeurs mobilières et les dérivés”, a déclaré Stan Magidson, président de la CSA et président et chef de la direction de la Alberta Securities Commission. “Cet avis apporte des clarifications importantes concernant le rôle et la responsabilité des régulateurs canadiens des valeurs mobilières en ce qui concerne certains types de contrats d’événements.”
L’avis définit les contrats d’événements comme des produits dont le règlement dépend du résultat d’une occurrence ou d’un événement futur sous-jacent, et indique qu’ils peuvent être structurés de différentes manières, y compris des contrats avec un paiement fixe ou conditionnel selon le résultat. Le personnel de la CSA a reconnu que de tels produits peuvent relever des définitions larges de valeurs mobilières ou de dérivés, mais a indiqué que la législation, les règles connexes et les orientations prévoient que certains instruments se situent en dehors de ce cadre, ou sont autrement exclus, selon les faits et les circonstances.
Pour les catégories au‑delà du sport et du divertissement, les régulateurs ont indiqué que leur évaluation est en cours et que des orientations supplémentaires sur les contrats d’événements basés sur d’autres types d’événements seront publiées. En attendant, l’avis a rappelé que les membres négociants autorisés par la CIRO à faciliter la négociation de contrats d’événements ne peuvent offrir qu’un ensemble limité de produits négociés et compensés via certaines bourses et chambres de compensation régulées aux États‑Unis — à savoir les contrats basés sur des indicateurs économiques, environnementaux ou financiers. Faciliter la négociation en dehors de ces catégories autorisées n’a pas été approuvé par la CIRO ou la CSA, et les conditions générales restent à l’examen et pourraient faire l’objet de restrictions supplémentaires ou d’autres modifications.
L’avis a également souligné que toute personne négociant, ou facilitant la négociation, de contrats d’événements qui sont des valeurs mobilières ou des dérivés doit se conformer aux exigences applicables, telles que les exigences d’enregistrement ou de reconnaissance. Dans certaines juridictions canadiennes, ces exigences comprennent une interdiction selon laquelle aucune personne ne peut faire de la publicité, offrir, vendre ou autrement négocier une option binaire dont la durée jusqu’à l’échéance est inférieure à 30 jours avec ou à destination d’un particulier.
La CSA est le conseil des régulateurs des valeurs mobilières des provinces et territoires du Canada et coordonne ainsi qu’harmonise la réglementation des marchés de capitaux canadiens. La CIRO est l’organisme d’autorégulation pancanadien qui supervise tous les courtiers en placement, les courtiers en fonds communs et l’activité de négociation sur les marchés de dette et d’actions du Canada.
Les avis antérieurs définissent les catégories actuelles
CIRO a d’abord présenté le cadre actuel dans un bulletin publié le 26 mars 2026. Ce bulletin a indiqué que deux membres négociants avaient été autorisés à faciliter la négociation de contrats d’événements, sous réserve des conditions imposées par la CIRO en concertation avec les membres de la CSA. Les conditions jointes limitaient les offres aux contrats liés aux prévisions économiques, aux prévisions environnementales et aux indicateurs financiers ; excluaient les contrats basés sur le résultat d’élections, d’événements politiques ou d’autres événements de nature politique, ou sur le résultat d’activités illégales en vertu du droit fédéral, provincial ou territorial canadien ; restreignaient les contrats autorisés à une durée d’échéance de 30 jours ou plus ; et interdisaient aux clients d’utiliser l’effet de levier, y compris les comptes sur marge, pour les transactions de contrats d’événements. Tout membre négociant souhaitant offrir des contrats au‑delà des catégories listées doit en informer la CIRO par écrit et déposer une demande de changement matériel.
La CSA et la CIRO ont ensuite publié un avis médiatique conjoint le 2 avril 2026, avertissant que le non‑respect des exigences applicables en vertu des lois canadiennes sur les valeurs mobilières et les dérivés pourrait entraîner des mesures d’exécution. Cet avis indiquait qu’aucun marché de prédiction n’avait été reconnu comme une bourse ou enregistré comme négociant, ou exempté de ces exigences, par la CSA, et que les régulateurs envisageraient si d’autres mesures réglementaires étaient nécessaires, y compris des modifications aux conditions du bulletin de la CIRO.
Positions de l’industrie sur la supervision des marchés de prédiction
Les directives du 27 août ont suivi la publication d’un livre blanc par Wealthsimple le 4 août 2026, dans lequel l’entreprise se décrit comme le deuxième courtier en valeurs mobilières à recevoir l’approbation réglementaire pour le commerce des marchés de prédiction au Canada. Le document, rédigé par la directrice juridique principale Blair Wiley et la vice‑présidente juridique produit ainsi que la conseillère juridique adjointe Catherine De Giusti, soutenait qu’un contrat d’événement est un dérivé défini par sa structure plutôt que par son objet, et affirmait que placer certains ou l’ensemble des marchés de prédiction sous la législation sur les jeux ne renforcerait pas le cadre réglementaire. Il décrivait l’affectation des contrats sur les résultats sportifs à la réglementation des jeux tout en laissant le reste sous la réglementation des valeurs mobilières comme impraticable, et proposait plutôt d’organiser les contrats d’événements selon leur source de règlement — le fournisseur de données ou l’autorité institutionnelle dont les données publiées déterminent si un contrat se résout. Le livre blanc indiquait également que l’interdiction des options binaires avait été adoptée en 2017 dans toutes les provinces et territoires sauf la Colombie‑Britannique pour lutter contre les plateformes offshore frauduleuses, et recommandait de remplacer l’exigence de 30 jours par des exigences de conduite des courtiers, incluant des limites de perte recommandées et des outils de négociation responsable.
L’Association canadienne des jeux, qui se décrit comme la voix nationale de l’industrie du jeu réglementée au Canada, a saluté les directives dans un communiqué daté du 27 août 2026.
“L’Association canadienne des jeux se félicite des directives d’aujourd’hui du personnel de la CSA et de la CIRO. Elles apportent de la clarté à une question qui importe beaucoup aux consommateurs canadiens, aux gouvernements provinciaux et à l’industrie du jeu autorisée : les paris sportifs sont des paris sportifs, quelle que soit la plateforme, et ils relèvent du cadre que les provinces ont spécialement construit pour les réglementer”, a déclaré Paul Burns, président et chef de la direction de l’association.
L’association a déclaré depuis longtemps que les paris sportifs, sous quelque forme qu’ils prennent, ne devraient être offerts que par les régulateurs provinciaux des jeux, et que le cadre régissant un produit devrait être déterminé par ce qu’il fait plutôt que par son appellation. Son communiqué a décrit les contrôles de connaissance du client, les mesures anti‑blanchiment, les sauvegardes de jeu responsable et la surveillance de l’intégrité comme la base d’un marché de paris sportifs bien géré, et a indiqué que l’association était prête à travailler avec la CSA, la CIRO et les régulateurs provinciaux à mesure que des directives supplémentaires seront élaborées.
Les régulateurs ont indiqué que l’évaluation des contrats d’événements basés sur des types d’événements autres que le sport et le divertissement est en cours, et que des directives supplémentaires sur ces catégories seront publiées.











