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Régulateur du jeu au Royaume-Uni dirige les règlements de jeu vers le gouvernement central
La Commission des jeux de hasard du Royaume-Uni a décidé que l’argent provenant des règlements avec les sociétés de jeux et de paris sera versé dans le compte central du gouvernement, où les ministres plutôt que le secteur des jeux décideront de la façon dont il sera dépensé. La décision, publiée le 22 juillet 2026, met fin à une consultation qui a opposé les opérateurs aux organisations caritatives sur la question de savoir si cet argent devrait rester dans le système qui finance les travaux sur les préjudices causés par les jeux.
Le problème est de savoir ce qui arrive à un règlement réglementaire : un paiement qu’une entreprise accepte de faire au lieu de subir une pénalité formelle lorsque la Commission constate qu’elle a enfreint les règles. Jusqu’à présent, cet argent n’avait pas à suivre le même chemin qu’une amende. Le régulateur pouvait le diriger vers les personnes touchées par les défaillances d’un opérateur ou vers les organisations caritatives qui réalisent des projets de recherche, de prévention et de traitement. Les pénalités financières, en revanche, sont toujours allées au Fonds consolidé, le compte central du gouvernement tenu à la Banque d’Angleterre. Le livre de règles mis à jour de la Commission envoie maintenant les deux par le même chemin.
Le changement suit deux modifications qui ont remodelé la façon dont les travaux sur les préjudices causés par les jeux sont financés. Une redevance obligatoire sur les opérateurs est entrée en vigueur en avril 2025, remplaçant un système de dons volontaires par un financement industriel collecté par le gouvernement et acheminé vers le Bureau de l’amélioration de la santé. Une grande partie de l’ancien argent de règlement a transité par GambleAware, l’organisation caritative qui a commandité des recherches sur les problèmes de jeu ; elle a cessé ses activités le 31 mars 2026. Avec la disparition de cette structure, la Commission a fait valoir qu’il n’y avait plus de domicile évident pour l’argent de règlement à l’intérieur du secteur.
Une consultation qui a divisé la salle
La consultation, qui a été ouverte en février 2026 et clôturée en avril, a recueilli 28 réponses d’opérateurs, d’organisations professionnelles, d’organisations caritatives pour les préjudices causés par les jeux et de membres du public. La moitié d’entre eux étaient en désaccord avec le plan. Leur principale inquiétude était que l’argent quitterait l’écosystème des jeux et serait dépensé pour des priorités gouvernementales non liées. Certains répondants ont indiqué à la Commission que la suppression du lien entre les règlements et le financement des préjudices atténuerait leur objectif, avertissant que les paiements “ne serviraient plus de dissuasif”, selon la réponse de la Commission à la consultation.
La division s’est produite principalement le long des lignes commerciales. Les opérateurs et les organisations professionnelles, qui ont résisté à une récente augmentation des frais de licence, étaient globalement à l’aise avec le Fonds consolidé, soulignant l’absence de tout organisme dédié capable de recevoir et de distribuer l’argent de règlement et faisant valoir que les pénalités sont trop irrégulières pour être intégrées de manière fiable dans la redevance. Les organisations caritatives et les fournisseurs de traitement souhaitaient le contraire : les fonds de règlement ajoutés à la redevance, ou mis de côté pour les petites organisations qui ne reçoivent rien du système de redevance.
Pourquoi le régulateur a poursuivi
La Commission a reconnu que le résultat serait impopulaire auprès des répondants qui avaient reçu un financement de règlement auparavant. Elle a déclaré que le problème était structurel. Diriger l’argent n’importe où ailleurs que vers le gouvernement central nécessiterait un organisme central de commande pour collecter et dépenser l’argent de manière coordonnée, un rôle que le régulateur a déclaré être en dehors de son mandat et que le ministère de la Culture, des Médias et du Sport avait conclu que les organismes de commande de la redevance ne pouvaient pas assumer. Cela a laissé le Fonds consolidé comme ce que la Commission a appelé son “seule option viable”.
Elle a également insisté sur le fait que la redevance seule suffirait pour soutenir la recherche, la prévention et le traitement, et que conserver un flux de règlement distinct risquait de dupliquer les travaux que la redevance finance déjà. L’argent versé dans le Fonds consolidé soutient les dépenses publiques dans l’ensemble, des services quotidiens aux coûts de fonctionnement des ministères et aux intérêts de la dette, et le gouvernement n’est pas tenu de le réorienter vers les jeux.
Les sommes en jeu
Les montants ne sont pas négligeables. La Commission, qui a récemment acquis le pouvoir de supprimer les machines de jeux non conformes, a maintenu un rythme d’application constant. Evolution, le fournisseur de casino en direct, a accepté un règlement de 4,75 millions de livres sterling en juillet 2026, et la branche en ligne du bookmaker Betfred a réglé pour 900 000 livres sterling un mois plus tôt. Des paiements de cette taille arrivant de manière irrégulière sont exactement ce que les opérateurs ont indiqué pour faire valoir que le revenu des règlements est trop imprévisible pour soutenir un système de financement permanent. Selon la nouvelle règle, des sommes comme celles-ci s’écoulent dans le compte central du gouvernement plutôt que vers des projets de réduction des préjudices nommés.
La question qui subsiste est de savoir si le financement des préjudices se retrouve à court. Le secteur des soins a critiqué la planification de la direction de la santé pour la distribution de l’argent de la redevance, et les chercheurs ont averti de l’influence de l’industrie sur ce que la redevance finance, une préoccupation qui a accompagné les réformes plus larges de protection des joueurs de la Commission. La position du gouvernement est que les règlements n’ont jamais été destinés à faire partie du financement de base pour la recherche, la prévention et le traitement des préjudices causés par les jeux. Le fait que cela se vérifie dans la pratique dépend maintenant de la façon dont les ministres choisissent de dépenser l’argent qui était autrefois réservé aux personnes touchées par les préjudices causés par les jeux.











