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CIRSA fait état d’une hausse de son chiffre d’affaires et de son bénéfice avant le vote sur la fusion
CIRSA a annoncé le 4 novembre 2026 que son chiffre d’affaires net d’exploitation avait progressé de 12,0 % au troisième trimestre, à 628 millions d’euros, et que son résultat opérationnel, ou EBITDA, avait augmenté de 6,8 %, à 195 millions d’euros. Les actionnaires disposent ainsi de nouveaux chiffres avant le vote du 30 novembre 2026 sur la fusion proposée avec Lottomatica.
Le bénéfice net trimestriel a progressé de 48,1 %, à 33,6 millions d’euros, après 7,9 millions d’euros de charges non récurrentes, dont des frais de conseil provisionnés liés à la fusion. Hors ces charges, l’EBITDA ajusté s’est établi à 203 millions d’euros, en hausse de 11,1 %. Cet ajustement explique l’écart entre la croissance annoncée du résultat opérationnel et la hausse à deux chiffres de l’EBITDA ajusté.
Au cours des neuf premiers mois, le chiffre d’affaires net d’exploitation a atteint 1,888 milliard d’euros, en hausse de 10,0 %, tandis que l’EBITDA ajusté a progressé de 9,3 %, à 599,3 millions d’euros. Le bénéfice net sur neuf mois a augmenté de 73,6 %, à 128,3 millions d’euros, grâce à la hausse de l’EBITDA et à une baisse de 39,7 millions d’euros des charges financières.
Les machines à sous en Espagne stimulent la rentabilité des activités physiques
L’EBITDA de l’activité des machines à sous en Espagne a progressé plus rapidement que le chiffre d’affaires, ce qui a accru sa marge. Au trimestre, le chiffre d’affaires net d’exploitation a augmenté de 6,9 %, à 108,4 millions d’euros, tandis que l’EBITDA a progressé de 11,8 %, à 58,1 millions d’euros. La marge d’EBITDA de la division est ainsi passée de 51,2 % un an plus tôt à 53,6 %. CIRSA a attribué cette amélioration principalement à une hausse du chiffre d’affaires par machine, à une meilleure productivité des points de vente et à une logistique plus efficace ; le parc de machines a augmenté de 2,2 % sur un an.
Les casinos ont enregistré une hausse de 10,7 % de leur chiffre d’affaires net trimestriel, malgré un manque à gagner estimé à 3 millions d’euros dû aux fermetures temporaires qui ont suivi le séisme survenu en Colombie en août 2026. La marge d’EBITDA de la division s’est établie à 42,0 %, contre 42,6 % au même trimestre de 2025. En juillet 2026, CIRSA a également finalisé les acquisitions de Slots del Sol au Paraguay et du Casino da Figueira au Portugal.
Le chiffre d’affaires des activités en ligne progresse plus vite que les bénéfices
La division des jeux et paris en ligne a affiché un profil de résultats différent. Le chiffre d’affaires brut a augmenté de 32,5 % et le chiffre d’affaires net d’exploitation de 18,9 %, mais l’EBITDA est resté presque stable, avec une légère hausse de 0,2 %. CIRSA a attribué cet écart à l’augmentation des investissements marketing pendant la Coupe du monde de football et aux résultats sportifs du secteur, qui ont été favorables aux clients.
CIRSA a estimé que ces résultats, en août et en septembre, avaient réduit l’EBITDA en ligne de 10 millions d’euros. Un scénario de taux de redistribution normalisé présenté dans ses résultats porte la croissance de l’EBITDA en ligne à 43,6 % et la marge à 21,5 %. Il s’agit de chiffres ajustés par l’entreprise, et non des résultats trimestriels publiés, pour lesquels la présentation indique une marge de 16,5 %.
La génération de trésorerie s’améliore avant le vote
Selon la mesure de CIRSA, le flux de trésorerie disponible d’exploitation avant les opérations de fusions-acquisitions a progressé de 32,4 % sur neuf mois, à 232,9 millions d’euros. Son calcul part de l’EBITDA ajusté, diminué des dépenses d’investissement, puis prend en compte le besoin en fonds de roulement et d’autres éléments, les impôts, les paiements de loyers et les intérêts. CIRSA a attribué cette amélioration principalement à la hausse de l’EBITDA et à une baisse de 71,8 millions d’euros des intérêts payés, partiellement compensée par une augmentation de 23,6 millions d’euros des impôts sur le revenu payés. La diminution des intérêts payés fait suite à l’achèvement de son plan de refinancement en juillet 2026.
Cette génération de trésorerie renforcée s’est accompagnée d’investissements plus élevés : les dépenses d’investissement sont passées de 137,3 à 168,8 millions d’euros. La dette nette totale s’élevait à 2,104 milliards d’euros au 30 septembre 2026, soit 2,66 fois l’EBITDA des douze derniers mois. Les acquisitions de juillet 2026 et du quatrième trimestre 2025 ne sont pas encore entièrement prises en compte dans ce chiffre d’EBITDA sur douze mois glissants. En intégrant leur contribution, CIRSA a présenté un ratio de levier pro forma de 2,59 fois, toujours supérieur à sa fourchette cible à l’équilibre, comprise entre 2,0 et 2,5 fois.
CIRSA a indiqué être en voie d’atteindre la limite supérieure de ses prévisions pour 2026, soit un chiffre d’affaires net compris entre 2,5 et 2,56 milliards d’euros et un EBITDA compris entre 800 et 820 millions d’euros.
Aux termes de la transaction proposée, entièrement rémunérée en actions, les investisseurs de CIRSA recevraient 0,668 action nouvellement émise de Lottomatica pour chaque action CIRSA et détiendraient environ 32,5 % de l’entité issue du regroupement. Les modalités prévoient également le versement d’un dividende extraordinaire de 1,62 euro par action avant la fusion. CIRSA prévoit que la transaction sera finalisée au deuxième trimestre 2027.
Pour les actionnaires, ces résultats associent la rentabilité accrue des machines à sous en Espagne à une meilleure génération de trésorerie, tandis que la croissance des paris en ligne ne s’est pas encore traduite par une hausse équivalente du bénéfice publié. Ils font également apparaître un levier supérieur à la fourchette cible de CIRSA, tant selon les chiffres publiés que sur une base pro forma. La conversion des résultats des activités en ligne en bénéfices et les progrès vers cette fourchette constituent donc des enjeux opérationnels majeurs pour l’entreprise que CIRSA ferait entrer dans le groupe issu du regroupement.











