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Ce que signifie l’autosortie centralisée de l’Ontario pour les parieurs en ligne
La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario a annoncé qu’elle allait modifier les normes du registraire pour les jeux Internet dans le but de lancer un registre d’autosortie provincial en 2026. Le bulletin a été publié le 18 décembre et il a indiqué que les modifications à la norme de jeux en ligne entreraient en vigueur lorsque le programme d’autosortie centralisée, ou CSE, serait mis à la disposition des joueurs. La date exacte n’a pas été mentionnée, seulement que le calendrier serait communiqué plus près du lancement de ce programme.
Pour les joueurs, cela représente une mise à jour positive. L’autosortie est actuellement basée sur le site, vous pouvez donc demander volontairement un temps d’arrêt sur un site de jeux en ligne, mais avoir toujours accès à tous les autres. Un registre d’autosortie réglementé nécessiterait que tous les sites de jeux en ligne de l’Ontario avec licence vérifient les informations d’identification de chaque joueur par le système et bloquent tout joueur autosorti de s’inscrire sur leur plateforme. Il existe de nombreux précédents pour ce système de protection des joueurs, et cela s’ajoute aux nombreuses modifications que l’ACGO a introduites en 2025.
L’autosortie centralisée de l’Ontario – Ce que nous savons
Le programme d’autosortie centralisée de l’Ontario sera lancé en 2026, sous la norme 2.14, et tous les sites de jeux en ligne avec licence en Ontario devront se conformer à ce système. Même si cela prendra le pas sur les systèmes d’autosortie autonomes précédents, ceux-ci continueront à fonctionner, en respectant tous les accords d’autosortie existants qui chevaucheront le nouveau système lors de son lancement.
Le nouveau CSE comprendra l’autosortie pour 3 options de durée :
- 6 mois
- 1 an
- 5 ans
Si un joueur s’autosort, les opérateurs devront cesser d’envoyer tout contenu publicitaire et rembourser tout pari en attente au portefeuille du joueur dans les 24 heures suivant l’entrée en vigueur de l’autosortie. iGaming Ontario maintiendra le registre CSE, et tous les opérateurs devront se conformer à ce registre. Ils devront également promouvoir le CSE sur leurs sites, pour sensibiliser les joueurs à la pratique responsable du jeu.
En tant que joueur ou parieur sur les sports en Ontario, tout ce que vous devez savoir sur ce programme est que :
- C’est gratuit pour s’inscrire
- Vous n’êtes pas tenu de vous inscrire
- Vous ne pouvez pas vous inscrire au nom de quelqu’un d’autre
- L’inscription comportera probablement une vérification d’identité
De nombreux pays ont des programmes similaires en place, peut-être le plus connu est le GamStop du Royaume-Uni, qui oblige tous les casinos en ligne et les bookmakers avec licence au Royaume-Uni à s’y conformer.
Exemples de programmes d’autosortie réglementés ailleurs
L’autosortie centralisée de l’Ontario reflétera probablement de nombreux systèmes centralisés existants. La plupart de ces systèmes ne couvrent que les jeux en ligne, qui englobent l’ensemble des casinos en ligne, des paris sportifs en ligne, des plateformes de pari entre pairs, du poker en ligne, et plus. Certains s’étendent également aux jeux de casino terrestres, mais ce n’est pas courant. L’autosortie centralisée de l’Ontario ne couvrira que les jeux en ligne pour l’instant, même si elle n’a pas exclu la possibilité d’étendre le CSE aux casinos terrestres canadiens également.
- Royaume-Uni : GAMSTOP (seulement les jeux en ligne)
- Suède : Spelpaus (jeux en ligne + terrestres)
- Danemark : ROFUS (jeux en ligne + terrestres)
- Espagne : RGIAJ (jeux en ligne + terrestres)
- Pays-Bas : Cruks (jeux en ligne + terrestres)
- Italie : Registre national d’autosortie (jeux en ligne + terrestres)
- Australie : Systèmes basés sur les États (principalement les jeux de hasard terrestres)
L’Espagne introduira une surveillance de joueur basée sur l’IA pour détecter les comportements à risque et les joueurs potentiellement problématiques. Au Royaume-Uni, la UKGC met à jour en permanence ses protocoles de sécurité des joueurs, ayant récemment introduit des limites de contrôle des consommateurs, des exigences de report des limites pour les fonds de bonus, des vérifications de vulnérabilité financière légères et des évaluations des risques pour les joueurs qui dépassent des limites spécifiées. La Suède a récemment mis en place une interdiction des cartes de crédit et des dépôts de jeux « acheter maintenant, payer plus tard », dans le but de réduire la dette publique et de s’assurer que les joueurs ne dépensent pas trop pour leurs jeux.
Changements fondamentaux dans les jeux en ligne de l’Ontario
Les normes du registraire pour les jeux Internet ont été établies par l’ACGO en 2021 et sont entrées en vigueur le 4 avril 2022, lorsque le marché des jeux en ligne de l’Ontario a été lancé. C’est essentiellement le livre de règles pour les opérateurs de jeux en ligne et les joueurs, et il a subi de nombreuses modifications depuis sa publication. En 2022, les normes ont été modifiées pour couvrir les jeux avec croupier en direct. Les années 2023-2024 ont vu de nombreuses restrictions en matière de publicité et de marketing renforcées. Celles-ci ont interdit l’utilisation de personnages de dessins animés, d’influenceurs sur les réseaux sociaux, de célébrités et d’athlètes actifs ou anciens dans les publicités de jeux, pour s’assurer que les jeunes ne soient pas ciblés.
Cette année, nous avons vu un certain nombre de politiques de cybersécurité, de protocoles de divulgation pour les relations avec des juridictions à haut risque, et des lois qui ajoutent de la transparence pour la propriété des plateformes de jeux en ligne et tout fournisseur ou prestataire tiers. Celles-ci visent à rendre les plateformes plus transparentes pour les joueurs et les législateurs, en conformité avec les politiques de lutte contre le blanchiment d’argent et en s’assurant que les joueurs savent exactement à qui ils s’inscrivent.

iGaming Ontario devient indépendant de l’ACGO
iGaming Ontario a également été transformé en agence indépendante le 12 mai 2025. Cela signifie que l’ACGO, qui est chargée de générer des revenus du secteur des jeux en ligne, est séparée des régulateurs, l’iGO. L’iGO n’est plus une filiale de l’ACGO, mais rend maintenant des comptes directement au ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports.
Cela signifie que les pouvoirs réglementant les jeux en ligne en Ontario ne perçoivent pas également des revenus des opérateurs et des fournisseurs de logiciels actifs. Cela signifie qu’il n’y a pas de chevauchement ou de conflit d’intérêts entre l’organisme de réglementation et l’opérateur de marché. De plus, cela signifie que iGaming Ontario peut agir plus rapidement pour délivrer des licences, apporter des modifications commerciales et établir des initiatives d’expansion du marché.
Il a également mis en œuvre les réformes suivantes cette année :
- Mesures de jeu responsable renforcées : l’ACGO a renforcé les exigences de protection des joueurs avec des initiatives de surveillance et d’intervention plus proactives
- Politiques de vérification d’identité et de vérification d’âge renforcées : les lois sur la vérification d’identité et les vérifications d’âge sont resserrées pour empêcher les joueurs mineurs
- Normes de formation aux jeux responsables mises à jour : une plus grande flexibilité a été ajoutée à la formation RG obligatoire, afin que les opérateurs puissent spécialiser leur personnel
- Possibilités de jeux en ligne transfrontaliers : l’ouverture des portes aux joueurs de l’Ontario pour jouer en ligne contre des pairs d’autres pays – révolutionnaire pour la scène du poker en ligne
Jeux en ligne de l’Ontario 2025 : bilan de l’année
2025 a été une année solide pour l’Ontario, qui a battu des records mensuels de pari et de revenu à plusieurs reprises, et a renforcé ses lois de protection des joueurs. L’Ontario a été loué dans le passé pour son marché centré sur le joueur, et pour être l’une des juridictions les plus fiables pour les joueurs en ligne. Et à partir de 2026, l’Ontario ne sera plus seul.
L’Alberta va également entrer sur le marché ouvert, en lançant ses propres jeux en ligne en 2026. La Commission des alcools, des jeux et du cannabis de l’Alberta a annoncé de grandes additions à Play Alberta en octobre, alors que la seule distributeur de la province se prépare à la fin du monopole d’État. L’Alberta a beaucoup à apprendre, mais avec l’Ontario fournissant un exemple éclatant, elle pourrait également finir par devenir l’une des juridictions les plus respectées et les plus sûres pour les joueurs en ligne.
L’Ontario mène actuellement le secteur des jeux en ligne canadien, et il ne semble pas qu’il va céder cette position à court terme. Mais avec l’Alberta qui suit, cela pourrait peut-être motiver des provinces comme la Colombie-Britannique ou le Québec, qui pourraient donner à l’Ontario une véritable concurrence.