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Genius Sports relève ses prévisions pour 2026 après avoir dégagé son premier bénéfice opérationnel
Genius Sports a relevé ses prévisions de chiffre d’affaires et d’EBITDA ajusté pour l’ensemble de l’exercice dans son annonce des résultats du troisième trimestre du 5 novembre 2026, après avoir enregistré son premier trimestre avec un résultat opérationnel positif. L’entreprise spécialisée dans les données et les technologies sportives prévoit désormais un chiffre d’affaires de 1,015 à 1,035 milliard de dollars et un EBITDA ajusté de 287 à 297 millions de dollars en 2026.
L’EBITDA ajusté est un indicateur défini par l’entreprise et non conforme aux PCGR. Il part du résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, puis exclut notamment les rémunérations en actions, les frais de litige et les dépenses liées aux transactions. Les prévisions précédentes s’établissaient entre 1,005 et 1,025 milliard de dollars pour le chiffre d’affaires et entre 285 et 295 millions de dollars pour l’EBITDA ajusté. La direction prévoit une marge d’EBITDA ajusté de 28,5 % au point médian des nouvelles prévisions.
Pour le trimestre clos le 30 septembre 2026, le chiffre d’affaires a progressé de 62,3 %, à 269,9 millions de dollars contre 166,3 millions, dépassant ainsi les prévisions de l’entreprise, qui tablaient sur 260 millions de dollars. L’EBITDA ajusté a atteint 87,1 millions de dollars, dépassant les prévisions de 85 millions et progressant par rapport aux 34,0 millions enregistrés un an plus tôt. La marge d’EBITDA ajusté est passée de 20,4 % à 32,3 %, a indiqué l’entreprise.
Un bénéfice opérationnel malgré une perte nette persistante
Le résultat opérationnel a atteint 10,4 millions de dollars, après une perte opérationnelle de 25,6 millions au troisième trimestre 2025. La perte nette s’est néanmoins élevée à 15,7 millions de dollars, en recul par rapport aux 28,8 millions précédents. En dessous du résultat opérationnel, Genius a comptabilisé 20,8 millions de dollars d’autres charges au total, dont 19,1 millions de charges nettes d’intérêts, puis 7,1 millions de charges d’impôt sur le résultat. Ces coûts expliquent comment un résultat opérationnel positif a pu coexister avec une perte nette ; un gain de 1,7 million de dollars provenant d’un investissement comptabilisé selon la méthode de la mise en équivalence a partiellement compensé ces charges.
La baisse de 10,7 millions de dollars sur un an des rémunérations en actions, ramenées à 15,2 millions, a contribué en partie à la réduction de la perte nette. Cette charge représentait 5,6 % du chiffre d’affaires trimestriel, contre 15,6 % un an plus tôt, a indiqué l’entreprise.
Le trimestre a également généré des flux de trésorerie positifs. Genius a fait état de 79,4 millions de dollars de flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles et de 53,6 millions de flux de trésorerie disponible, soit un taux de conversion de 61,5 % de l’EBITDA ajusté. Le calcul du flux de trésorerie disponible retranche des flux liés aux activités opérationnelles les logiciels développés en interne et immobilisés, ainsi que les achats de biens, d’équipements et d’actifs incorporels. Le flux de trésorerie disponible désendetté, qui réintègre les intérêts payés en trésorerie, s’est élevé à 69,4 millions de dollars.
Les paris sportifs et les médias progressent grâce à des facteurs différents
Le chiffre d’affaires des activités liées aux technologies, aux contenus et aux services de paris sportifs a augmenté de 33,4 %, passant de 114,6 à 153,0 millions de dollars. Genius attribue cette croissance à l’augmentation des activités avec les clients existants, aux hausses de prix lors des renouvellements et renégociations de contrats, à l’élargissement des services à valeur ajoutée, à la croissance sur les marchés existants et au lancement de nouvelles offres de services. Le chiffre d’affaires des activités liées aux technologies, aux contenus et aux services médias a bondi de 126,4 %, passant de 51,6 à 116,9 millions de dollars, principalement grâce à l’acquisition de Legend. Les résultats des segments distinguent ainsi l’expansion des médias portée par les acquisitions des facteurs liés aux clients, aux prix et aux produits recensés dans les activités de paris sportifs.
Le fondateur et PDG Mark Locke a associé les deux segments aux marchés de prédiction dans ses commentaires. « La prévisibilité de nos activités de paris, le développement de nos capacités dans les médias et les perspectives de croissance des marchés de prédiction nous placent en bonne position pour tirer davantage de valeur des données, des technologies et des infrastructures que nous développons depuis 25 ans », a-t-il déclaré.
Au troisième trimestre, Genius s’est associé à Polymarket et Kalshi pour fournir du contenu, des services d’intégrité et des solutions marketing, et a lancé Prediction.com afin de comparer les probabilités, les contrats événementiels et les analyses. L’entreprise a présenté Polymarket et Kalshi comme les deux principales plateformes de marchés de prédiction.
Perte et sorties de trésorerie sur neuf mois
Au cours des neuf premiers mois de 2026, le chiffre d’affaires a progressé de 52,3 %, à 653,3 millions de dollars, et l’EBITDA ajusté a augmenté de 86,2 %, à 163,7 millions. La perte nette s’est creusée, passant de 91,0 à 147,9 millions de dollars, tandis que le flux de trésorerie disponible a affiché un solde négatif de 136,2 millions, contre un solde négatif de 64,1 millions un an plus tôt, a indiqué Genius.
La direction prévoit une trésorerie d’environ 260 millions de dollars à la fin de 2026 et plus de 100 millions de dollars de flux de trésorerie disponible au second semestre.
Ces prévisions font du quatrième trimestre le trait d’union entre un trimestre solide sur le plan opérationnel et des comptes sur neuf mois qui affichent encore une perte nette plus importante et un flux de trésorerie disponible négatif. Atteindre l’objectif de trésorerie du second semestre montrerait que la génération de trésorerie du troisième trimestre s’inscrit dans une tendance plus générale à l’échelle de l’exercice, au lieu de rester un résultat isolé.











