Avis
Critique de Tidy Up History (PC)
Prenez un moment pour absorber votre environnement. Que voyez‑vous ? Pour moi, on a l’impression d’être soudainement une aiguille dans une botte de foin — cette botte étant composée d’une seule balle. Organiser sims, rendues célèbres par Librarian, ont monopolisé le secteur du jeu récemment, tout comme les jeux incrémentaux douillets qui abolissent les méthodes traditionnelles de création de mondes au profit d’un système à rythme plus lent, induisant la catharsis, permettant aux joueurs d’organiser, de reconstituer et de reconstruire des poches d’émporiums chaotiques. Et, bien que ce ne soit pas une chose bad — se laisser engloutir totalement par le désordre — cela soulève une bonne question sur l’avenir de la sphère cosy : jusqu’où une bonne chose devient‑elle trop ? Est‑ce une phase, ou bien une nouvelle aile de l’histoire qui prévaudra pendant des années à venir ?
En parlant d’histoire, Tidy Up History est un jeu qui, à l’instar de Librarian et des quarante‑et‑plus simulations de rangement sur le marché, puise dans le même réservoir génétique pour créer sa propre série d’expositions et d’encombrements, fossiles et artefacts préhistoriques. Avec la même structure de base que celles qui ont émergé avant sa sortie, le studio Casual Human cherche à combiner des éléments historiques avec une routine familière mais thérapeutique afin de créer une expérience courte, intime et engageante. Et, effectivement, il est une expérience brève, avec à peu près la moitié des babioles habituelles et seulement quelques ailes à réaffecter et dépoussiérer. Bien que, comme l’histoire l’a montré, moins est plus dans le domaine des simulations d’organisation. Eh bien, le verdict reste à déterminer. Personnellement, je suis tout à fait favorable à l’idée d’avoir moins d’objets, à condition que les objets en question soient un peu plus extravagants qu’un colis ou un livre.

Tidy Up History vise le monde parfait pour encadrer son gameplay : un musée. Contrairement à Post Office — un chapitre où vous êtes contraint de travailler et de mourir dans les quartiers claustrophobes d’un bureau de tri — un musée offre cet espace supplémentaire dont vous avez besoin. Grâce à des figures historiques et à une multitude d’expositions, il constitue un lieu idéal pour mettre en scène un exercice d’organisation. Bien qu’il manque clairement le poids complet d’un grand emporium de mage ou l’abondance d’anthologies magiques d’une bibliothèque municipale, il préserve une variété de cultures différentes et d’artefacts originaux. Et s’il y a une chose que je souhaite dans un jeu comme celui‑ci, c’est la variété. Les livres et les cartes sont excellents, mais il arrive un moment où vous avez besoin d’un peu plus de substance. Vous avez besoin d’os, d’armures inestimables et d’un environnement qui vous garde sur le qui‑vive.
Entrer dans Tidy Up History ressemble un peu à plonger dans un DLC de PowerWash Simulator , dans la mesure où vous savez exactement ce que vous faites, et ce qui doit être accompli pour vaincre le jeu. Un musée du chaos sommeille sous vos pieds, et la seule façon de le réintroduire au public est via une série de corvées. Les expositions sont éparpillées, les sols ont connu de meilleurs jours, et le centre préhistorique, si important, est en lambeaux. Votre tâche consiste à saisir le balai, trouver les fossiles, et à rendre le musée que vous avez hérité miraculeusement à son ancienne splendeur.

Bien sûr, vous n’avez pas beaucoup d’histoire à exploiter dans Tidy Up History. Simplement, vous avez un héritage, une série d’ailes, et une impression nette que, si vous ne rangez pas le désordre avant la grande ouverture, vous n’aurez que vous-même à blâmer. Avec cela, vous avez une tâche simple : fouiller à travers le chaos et attribuer chaque objet à sa place légitime. Vous pouvez trouver des clés qui débloquent de nouvelles ailes dans le musée, gagner de l’XP pour améliorer vos compétences, et reconstruire méticuleusement une large gamme d’expositions fossilisées. Si tout cela vous semble un déjà‑vu, eh bien, je ne serais pas surpris, car c’est, en toute honnêteté, un jeu qui danse au même rythme que Librarian. Encore une fois, ce n’est pas une bad thing.
Comme mentionné précédemment, Tidy Up History est un jeu court qui ne souhaite pas s’attarder trop longtemps. D’une durée de seulement trois heures, il vous offre juste ce qu’il faut. Honnêtement, cependant, je suis reconnaissant du manque de contenu ; cela vous donne l’opportunité d’en apprendre davantage sur chaque exposition et apprécier les détails fins de l’œuvre. De plus, le jeu lui‑-même a un petit plus, puisqu’il vous demande non seulement de replacer les objets sur leurs piédestaux, mais aussi de mettre les mains un peu dans la poussière. Par exemple, vous pouvez essuyer les sols gras, dépoussiérer les cadres, et ramasser les déchets dans diverses zones du musée. Ce n’est pas une avancée majeur pour les simulations de nettoyage, mais cela constitue un agréable changement de rythme.

Bien qu’étant un jeu plus court, Tidy Up Museum possède la capacité et la liberté de s’attacher à de nouvelles ailes dans un avenir proche. Comme l’histoire est un puits sans fond avec d’interminables brins de données, cela ne me surprendrait pas si l’équipe derrière le jeu ajoutait quelques poches supplémentaires à son univers. Ou du moins, c’est le long jeu, quoi qu’il en soit. Pour l’instant, je suis satisfait de ce qu’il propose. C’est un petit boulot, je l’avoue, mais c’est aussi celui qui fait revivre une petite tranche du passé à sa façon particulière. Il ne sera peut‑être pas le tueur ultime de Librarian , mais peut‑être n’en a‑t-il pas besoin.
Verdict

Tidy Up History fossilise un récit familier Librarian-comme, dans le but de préserver une routine universelle qui mêle architecture historique, narration chaleureuse et mécaniques faciles à saisir. Bien que court et très superficiel, Casual Human offre une petite tranche d’histoire dans un cadre intime à la fois intrigant et étonnamment amusant à explorer et à reconstruire. Est‑ce le summum des simulations d’organisation ? Non. Suscite‑t‑il tout de même votre curiosité ? Absolument.