Avis
Critique de Cat Me If You Can (PC)
Cat Me If You Can offre un agréable changement de rythme dans le espace des jeux d’objets cachés. Et s’il y a une chose dont j’ai besoin davantage, c’est un changement de rythme. Aussi adorables et relaxants que soient la plupart des jeux d’objets cachés statiques, la fatigue est un problème majeur qui peut souvent ternir une expérience de jeu autrement saine. Mais, heureusement pour moi, Cat Me If You Can n’est pas comme les autres. Bien qu’il puisse adopter les habituels sujets félins et les nombreuses couches d’énigmes (plus à ce sujet plus tard), il s’efforce davantage de mettre un clou entre le format traditionnel et les attentes du joueur. Hélas, il ne veut pas que vous fixiez une image statique ; il veut que vous entriez dans l’image et que vous vous déplaciez avec un appareil photo.
Comme je l’ai dit, il y a un peu plus dans Cat Me If You Can que le film d’objets cachés moyen. Par exemple, vous pouvez explorer chacun de ses trois mondes, prendre des photographies de centaines de sujets, et vous confronter à une poignée d’énigmes logiques, tout en débloquant des passages secrets, révélant des chats cachés, et ajoutant progressivement une touche de couleur à un diorama autrement monochrome. Cela étant dit, le principe reste le même: des centaines de chats s’infiltrent dans la toile, et un joueur — vous — entreprend une quête paisible pour les déterrer et documenter leur localisation avec votre appareil photo. C’est une tâche simple, mais c’est aussi une tâche qui, grâce à l’utilisation d’une perspective à la première personne, ajoute une couche bien nécessaire à un concept gonflé.

Cat Me If You Can n’est pas un jeu naturellement compliqué, ni le type d’expérience qui vous oblige à vous attarder sur les moindres détails. Devant vous, vous avez un biome semblable à du charbon, un environnement paisible, et des centaines de chats cachés, qui se nichent dans les vastes recoins disséminés à travers le monde. En tant que photographe silencieux, on vous confie la tâche de parcourir chaque rue cendrée, trouver ces chats, et d’utiliser votre fidèle appareil photo pour les capturer dans votre catalogue. En chemin, vous devrez résoudre une énigme étrange, localiser le composant approprié pour une énigme, ou accomplir une série de tâches préliminaires afin d’accéder à une zone spéciale. Mais bien sûr, l’objectif est aussi noir et blanc que le monde lui‑même: compléter votre journal et attacher un collier imaginaire à chacun des sujets.
Bien qu’il y ait quelques poignées de chats enfouis dans Cat Me If You Can, la majeure partie de l’expérience est assez simple. Comme vous ne cherchez pas réellement une aiguille dans une botte de foin, mais plus de huit cent chats répartis sur trois mondes assez condensés, il n’est pas vraiment nécessaire d’utiliser une loupe ici. Le seul problème que vous pourriez rencontrer est, avec jusqu’à sept cents sujets à déterrer, de vous heurter à un mur et de vous lasser de la répétitivité de la tâche. Mais c’est le principe d’un jeu d’objets cachés. Il est certes monotone, mais cela fait partie du package.

Heureusement, Cat Me If You Can comble ses lacunes avec quelques énigmes astucieuses et des astuces logiques. Par exemple, si vous tombez sur une zone verrouillée, vous devrez peut‑être chercher un composant manquant, remuer quelques pièces, ou faire appel à votre intuition pour résoudre un problème simple qui vous empêche d’accéder à une autre partie du monde. Encore une fois, rien ici ne nécessite un tempérament explosif ni un master pour être résolu, mais il faut reconnaître que le jeu propose une bonne collection de défis légers avec lesquels vous pouvez vous exercer entre les tâches.
Avec une seconde portion de quêtes secondaires pour étoffer les objectifs habituels des jeux d’objets cachés, Cat Me If You Can apporte beaucoup de matière à la litière. Avec neuf niveaux faits main qui couvrent trois zones distinctes — le Japon, l’Égypte et un village de l’époque médiévale — ainsi que cinquante défis dans lesquels enfoncer vos griffes, le jeu possède déjà de nombreux atouts. Naturellement, l’atmosphère idyllique et l’esthétique à la craie constituent des ajouts parfaits à son style de jeu douillet. Quant aux chats, eh bien, il ne faut pas longtemps pour parvenir au même consensus que la grande majorité des passionnés d’objets cachés. C’est une formule qui toujours fonctionne.

Quand tout est dit et fait, pour un jeu qui fonde son principe sur un ensemble simple de règles, Cat Me If You Can bourre pas mal de choses dans sa boîte. Avec des illustrations épurées en noir et blanc, un vaste terrain d’exploration, et suffisamment d’énigmes pour vous faire douter de l’emplacement du prochain ami félin, il cherche à offrir une expérience douillette qui combine substance et qualités visuelles chaleureuses. Est‑ce un jeu unique ? Eh bien, pas vraiment, non. Est‑ce le souffle d’air frais tant attendu ? Absolument.
Verdict

Cat Me If You Can ajoute une seconde couche de charbon à une barrière gonflée de tropes d’objets cachés blanchis, afin de transcender la formule traditionnelle, tout en conservant les éléments caractéristiques: les chats, les énigmes, et l’atmosphère ultra‑douillette qui vous donne envie de rester et de gratter le poteau un moment. Le qualifier d’expérience unique serait un peu exagéré. Mais, je peux en témoigner. Les jeux d’objets cachés, aussi réconfortants soient‑ils, ont leurs limites, car ils sont connus pour imposer les mêmes effets fatigants et tâches répétitives. Cat Me If You Can, pour ce que ça vaut, ajoute simplement une couche supplémentaire — et j’apprécie cela.
Si vous, comme moi, avez envie d’un jeu d’objets cachés qui aille un peu plus loin que le casse‑tête félin moyen, alors vous devriez envisager Cat Me If You Can comme prochaine destination. Il est un peu cher, je l’avoue, mais il vaut la peine d’être testé, ne serait‑ce que pour son esthétique et ses nombreuses énigmes. Et pour les amoureux des chat , eh bien, c’est évident.