Avis
Can I Take Your Order ? Critique (PC)
Selon le grand public, les restaurants sont l’un des rares lieux de travail que les gens — anciens étudiants en cuisine, dans ce cas — ne peuvent pas imaginer occuper plus longtemps que strictement nécessaire. Il semble que, parmi les innombrables secteurs, la cuisine soit le métier qui se solde souvent par des maux de tête, des traumatismes et, apparemment, la perte d’un sous‑chef incapable de lancer un bol de salade pour sauver sa peau. Spoiler : Je suis le sous‑chef ici, et pour me défendre, je pensais sincèrement qu’il était tout à fait acceptable de lancer une assiette comme un frisbee sur le front d’un cowboy qui passe. Il s’avère que ce type de comportement vous fait licencier sur le champ. Comme quoi.
Le consensus général est clair: les restaurants sont un vrai casse‑tête à travailler — surtout avec des amis tout aussi incompétents. Overcooked a été l’un des premiers à nous éclairer avec son approche des arts culinaires. Et puis, bien sûr, un autre plat à la carte du chaos est arrivé pour élargir le champ, puis un autre, puis un autre, naturellement. Can I Take Your Order?, aussi, semble présenter le secteur de la restauration comme un enfer grillé à la braise — un lieu où l’étiquette et les comportements prétentieux sont tacites, et où les clients hyperactifs et les incendies flamboyants sont la nouvelle norme.

Si vous avez déjà joué à un jeu coopératif inspiré d’Overcooked, alors Can I Take Your Order? vous semblera probablement être une réplique mot à mot qui s’appuie sur presque tous les mêmes tropes de base. Ce n’est pas un simulateur de cuisine, mais plutôt un jeu de fête complètement fou dans lequel des serveurs en herbe travaillent ensemble pour servir les clients rapidement, jongler avec des imprévus environnementaux et empêcher qu’une éventuelle abduction extraterrestre ou une fusillade spontanée ne ternisse la réputation de l’établissement. Pensez à Goat Simulator ou, en poussant un peu, à Rubber Bandits, avec leurs animations bancales et leurs mécaniques à moitié cuites, et vous devriez avoir une vague idée de ce dont nous parlons.
L’objectif de Can I Take Your Order? est simple: servir divers clients, livrer leurs plats le plus rapidement possible et gagner des pourboires en argent pour débloquer du matériel qui pourra vous aider dans votre quête de satisfaire les foules à travers plusieurs niveaux. Un extincteur, par exemple, peut vous offrir une sécurité supplémentaire lorsque les choses tournent mal et que le monde s’enflamme. Mais bien sûr, c’est un résultat inévitable que Can I Take Your Order? propose en abondance: le chaos débridé — et beaucoup de celui‑ci. Tout se casse, et les enlèvements extraterrestres sont aussi fréquents qu’une offre deux‑pour‑un à la carte.
Can I Take Your Order? n’est pas un jeu sérieux. Au contraire, c’est un bac à sable autonome de viandes de charcuterie flottantes, de clients indisciplinés et, par conséquent, un jeu pleinement conscient de sa propre stupidité. En fait, il faut moins de trois minutes pour lire la conclusion ici. Les personnages, par exemple, sont irritablement incompétents, et tout ce qui n’est pas solidement fixé peut prendre feu au simple toucher d’un bouton. Ajoutez les extraterrestres, les cowboys et les robots au bol de mélange, et vous avez un jeu coopératif assez morne entre les mains. Mais cela fonctionne, et il sait tout trop bien.

Si vous espériez un banquet de six plats avec un cocktail d’ingrédients, de défis et d’activités axées sur l’histoire, vous voudrez peut‑être suspendre votre tablier dans une autre cuisine. Can I Take Your Order?, tout en proposant plusieurs biomes, catastrophes et imprévus générés procéduralement, reste un petit jeu à la durée de vie assez courte. Au niveau du concept, il offre une expérience coopérative parfaitement fonctionnelle qui peut vous retenir pendant plusieurs heures. Après la période de refroidissement initiale, toutefois, il commence à perdre son attrait. Il devient de plus en plus prévisible, et l’humour finit par tomber dans l’oreille d’un sourd.
Comme la plupart des jeux coopératifs, Can I Take Your Order? est un jeu qui convient bien mieux à de grands groupes de serveurs partageant les mêmes idées. Bien qu’il peut puisse être joué en solo, il ne trouve jamais le même rythme ; les blagues sont moins percutantes, et l’absence de camaraderie conduit souvent à des sessions plutôt ennuyeuses, bien que légèrement plus difficiles. En tant qu’expérience multijoueur, cependant, il trouve un bon tempo, avec un gameplay divertissant et un bac à sable conséquent de missions pour vous faire rire sur le long terme.

Il est plus simple de considérer Can I Take Your Order? comme une lettre d’amour de niveau débutant à la scène indie plutôt que comme un jeu multijoueur complet avec des éléments qui bouleversent le genre. Aussi agréable qu’il soit de jouer par petites sessions, c’est toujours un jeu assez désordonné qui s’appuie un peu trop sur l’élasticité et la physique pour construire son univers. Bien sûr, ce n’est pas une chose mauvaise . Cela dit, cela rend assez difficile de distinguer ce qui est cassé et ce qui ne l’est pas. Le jeu pourraits’effondrer autour de vous — mais vous ne savez jamais vraiment si c’est intentionnel ou si c’est, eh bien, en train de se casser.
Pour le prix demandé, Can I Take Your Order? propose une portion solide de contenu à vous et vos amis à explorer. Avec plusieurs restaurants à débloquer, des cosmétiques de personnages au choix et une variété de catastrophes surnaturelles à affronter à travers une infinité de quarts, tout cela constitue une aventure culinaire agréable, bien que légèrement bâclée et chronophage. Ce n’est peut‑être pas un festin pour l’âme, mais c’est une collation pleinement satisfaisante qui devrait pouvoir apaiser les envies pendant une courte période, au moins.
Verdict

Can I Take Your Order? peut être un peu bon marché dans le domaine culinaire, mais là où il manque d’actifs définissant le genre et d’ingrédients savoureux, il compense par sa capacité à tisser des énigmes hilarantes à partir de séquences répétitives. Grâce à sa vaste collection de restaurants, de cosmétiques et d’imprévus, tout cela constitue un simulateur de corvée divertissant, bien que loin d’être captivant. Il vous suffit simplement d’un bon groupe d’amis pour en tirer le meilleur parti.